BiodiverCités78 a reçu les réponses à nos questions de la part de Philippe Cosson, tête de liste "Réinventons Saint-Germain". Dans l'attente des réponses des autres candidats, les voici:

 

"1 - Le Zéro Artificialisation Nette (ZAN) constitue un cadre important de la loi Climat et Résilience. Nous devons viser prioritairement à reconstruire la ville sur la ville. Réutiliser les friches, mobiliser l’immobilier vacant, densifier là où cela est possible, constituent des leviers concrets pour mettre en œuvre une politique de préservation des sols et de sobriété foncière. L’inventaire des capacités disponibles sera une indispensable première étape.

En parallèle, nous renforcerons la protection des trames verte et bleue, essentielles à la continuité écologique et à la régulation de l'eau. Ces trames seront intégrées dans notre Plan Local d'Urbanisme. Nous travaillerons également sur les trames noires et blanches, afin que lumière et bruit soient aussi pris en compte.

Les projets impactant l'état des sols seront développés en toute transparence, via l’établissement d’un diagnostic associé qui sera rendu public.

2 – La proposition N°30 de notre programme indique que nous engagerons un dialogue exigeant avec l’Office National des Forêts, qui a la responsabilité de la gestion de la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Notre forêt est un bien précieux dont nous devons prendre soin. La préservation du vivant doit notamment y être assurée avec attention.

3 – Les biodéchets ne doivent plus être jetés à la poubelle avec les ordures ménagères. Depuis le 1er janvier 2024, les collectivités ont l’obligation de mettre à disposition des solutions de tri à la source. Leur déploiement peine cependant toujours à s’étendre. Nous généraliserons les solutions de compost, en lien avec la Communauté d’Agglomération Saint Germain Boucles de Seine.

4 – L’éclairage la nuit soulève plusieurs questions : impact sur la faune nocturne, gaspillage d’énergie, besoins en matière de sécurité. Nous proposons d’intégrer un diagnostic de « trame noire » au Plan Local d'Urbanisme, afin de mieux identifier et protéger les secteurs sensibles à la pollution lumineuse. L’ajustement de l’intensité de l’éclairage, l’orientation des sources de lumière vers le sol, le contrôle des établissements commerciaux ne respectant pas l'obligation d'extinction de leurs vitrines et enseignes la nuit, et la sensibilisation sur l’impact de la lumière artificielle sur la biodiversité, seront ensuite des mesures concrètes à décliner. "